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Les voitures propres, des problématiques nouvelles pour les assureurs

 

Bardées de technologie, économes en énergie et respectueuses de l'environnement, les voitures hybrides et électriques ont la cote.Mais entre coûts de réparation élevés et nouveaux risques, elles posent aux assureurs de nouveaux défis.

Les voitures propres, des problématiques nouvelles pour les assureurs

La France fait la course en tête sur les volumes d'immatriculations de véhicules électriques, avec 15 068 nouvelles mises à la route sur le premier semestre 2016 (+ 49%).*

Les assureurs roulent pour la voiture propre

Un engouement que soutiennent les assureurs avec des contrats aux tarifs préférentiels. Ainsi, Crédit Agricole Assurances, via Pacifica, a été parmi les premiers à proposer 5 % de réduction sur la cotisation annuelle pour les possesseurs de véhicules émettant moins de 140 g de CO2 par km. Par ailleurs, depuis juin 2016, la franchise est offerte au premier sinistre garanti pour les véhicules hybrides ou électriques.

Axa, la MAAF et la MAIF proposent elles aussi des avantages, soit  sur les cotisations, soit sur le financement du véhicule.

Une visibilité encore incertaine sur les risques

Cependant, les assureurs disposent de peu de recul sur la sinistralité de ces véhicules dits « propres ».

Du côté des conducteurs, c'est plutôt positif. Les acheteurs de véhicules hybrides sont plus âgés que la moyenne, et appartiennent pour la plupart à des catégories socio-professionnelles aisées : une clientèle qui génère une sinistralité moindre.

Mais le coût des véhicules comme celui de leur réparation potentielle sont généralement plus importants que ceux d'une voiture classique. La meilleure fiabilité globale des voitures propres se paye aussi par un coût des pièces plus élevé. D'autres spécificités déterminent aussi de nouveaux facteurs de risques. Ainsi, en mode électrique, ces voitures sont silencieuses et peuvent surprendre des piétons sur le point de traverser la chaussée.

La voiture du futur sera-t-elle vraiment plus sûre ?

Les constructeurs automobiles ont accompli de gros progrès en matière de sécurité active et passive. Parmi les derniers dispositifs susceptibles d'éloigner le danger au volant, les aides à la conduite sont les plus innovantes : alertes de changement de trajectoire brusque ou d'endormissement, régulation automatique des distances à respecter avec les autres véhicules…

Aux Etats-Unis, Google teste la voiture autonome, qui devrait être capable d'ici quelques années de gérer la totalité d'un déplacement sans la moindre intervention humaine. Tesla Motors propose déjà de puissantes berlines électriques capables de négocier seules trajectoires et vitesse de croisière, en recommandant au conducteur de garder les mains sur le volant.

Une fonction qui a toutefois récemment coûté la vie à un conducteur américain lors d'un accident avec un camion. Au-delà des accidents, se profile tout de même une question cruciale pour les assureurs : qui sera responsable en cas d'accident impliquant une voiture en pilotage automatique : le conducteur, le constructeur, ou bien les deux ?  

* Source : AVERE  France – Association nationale pour le développement de la mobilité électrique.

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