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Grand groupe cherche start-up pour relations enrichissantes et plus si affinités !

Preuve de l’influence croissante des start-up, 52 % des 500 plus grandes entreprises mondiales travaillaient, en 2015, en collaboration avec elles. La France est même classée devant l'Allemagne et les États-Unis avec 92 % de ses plus grandes entreprises engagées auprès des start-up.

Grand groupe cherche start-up pour relations enrichissantes et plus si affinités !

Fusionnelle, distante, financière… le choix de la relation est libre

Dans le secteur de la banque et de l’assurance, les grands groupes doivent dorénavant coexister avec des start-up qui, en développant des services bancaires et financiers innovants, ont un impact sur tous les principaux segments du marché des services financiers : moyens de paiement, crédit, gestion du patrimoine et de l'épargne, affacturage…

Leur développement oblige les banques et les assureurs « traditionnels » à s’adapter et repenser en profondeur leurs modèles bancaire et d’assurance, ainsi que leurs organisation et fonctionnement.

Loin de s’avouer vaincus, ces grands groupes ont choisi d’entrer dans la compétition en nouant des liens avec des start-up. Le mode de relation peut prendre différentes formes selon la stratégie et les objectifs poursuivis par le groupe ainsi que les ressources qu'il souhaite y consacrer.

  • Les incubateurs, accélérateurs et autres écosystèmes 

Cela consiste à créer une structure technologiquement et financièrement adaptée pour héberger et/ou accompagner plusieurs start-up dans leur croissance (par exemple Le Village by CA). 

  • Le financement

Il s'agit d'investir, en direct ou via des fonds de capital-risque, dans une start-up sous forme d'actionnariat minoritaire, afin de participer aux décisions stratégiques et de bénéficer de leurs idées innovantes, quitte à devenir actionnaire majoritaire ultérieurement (Crédit Mutuel Arkéa dans Prêt Union, Crédit Agricole et Crédit Mutuel Arkéa dans Linko). 

  • Les partenariats stratégiques et/ou commerciaux

Le groupe fournit ses services et collabore avec une start-up afin de pouvoir, au contact de cette structure plus agile, moderniser ou transformer sa propre activité (comme Crédit Agricole Assurances avec les start-up Izroom, Coxibiz, Miimosa ou la Société Générale avec Player). 

  • Les acquisitions

Le groupe acquiert une start-up pour maitriser une technologie dont elle ne dispose pas et/ou sécuriser son environnement concurrentiel sur une activité (par exemple l’acquisition par Crédit Mutuel Arkéa, du site de cagnottes en ligne Leetchi). 

  • L’intrapreuneriat

Il s’agit pour le groupe, de créer sa propre start-up interne afin de sensibiliser ses collaborateurs à la culture digitale et de faire émerger de nouvelles idées, projets ou process (par exemple, création par Axa de Kamet, un incubateur d'innovations technologiques au service des assurés). 

  • Des événements dédiés

Les grands groupes sollicitent également les start-up à l’occasion d’événements de sensibilisation comme des hackathons ou des conférences. Elles font alors office de catalyseur de créativité.

Si les start-up reprochent souvent aux grands groupes la complexité de leur organisation, l’asymétrie de la relation ou leur manque d'audace, 95 % d’entre elles estiment que cette collaboration leur est favorable, voire indispensable en termes d’accès à des sources de financement, à un réseau de distribution structuré, à des fournisseurs de premier rang, ou tout simplement à une aide technique et logistique. Entre grands groupes et start-up, c’est donc une belle histoire qui ne fait que commencer…

Sources : Etude Fabernovel (juin 2014) - Etude Fonds 500 Startups (février 2016) – Les Echos (juillet 2015 et juin 2016) - French Web (février 2016) - Petit Web (janvier 2016) - Crédit Agricole / Sondage Startista

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