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Les Français sous-estiment-ils le risque de cambriolage ?

Le nombre de ménages victimes de cambriolage ou de tentative de cambriolage est estimé à 569.000 en 2017. La proportion des victimes dans le total des ménages est passée de 1,3% à 2% en 10 ans[1]. Une étude récente et un sondage font le point sur la manière dont les Français appréhendent le risque de cambriolage.

Les Français sous-estiment-ils le risque de cambriolage ?

D’après un sondage réalisé avant l’été pour l’Observatoire des Foyers (Covéa, Verisure & Saretec), plus de 6 Français sur 10 craignent fortement que leur logement soit cambriolé ou squatté. Et près d’un Français sur cinq a déjà subi un cambriolage. Pour les habitants de maisons individuelles isolées, ce chiffre monte à 28%.

 

Des comportements risqués

 

Malgré ces chiffres, les Français facilitent parfois le travail des malfrats. L’Observatoire de la sécurité des foyers pointe du doigt plusieurs comportements à risque :

  • Laisser des fenêtres ouvertes lorsqu’on est dans une autre pièce.
  • Laisser les fenêtres ouvertes ou les volets ouverts la nuit.
  • Ne pas fermer à clé quand on est dans son domicile.
  • Laisser des objets à l’extérieur du domicile.

Il apparait que les Franciliens sont les plus enclins à laisser les volets ouverts la nuit, voire à ne pas fermer à clé lorsqu’ils quittent brièvement leur domicile. Par ailleurs, beaucoup de particuliers cachent leurs objets précieux dans des endroits plus faciles à découvrir qu’ils ne le pensent.

De leur côté, les jeunes sont les premiers à publier des photos en ligne lorsqu’ils ne sont pas chez eux. Certains 18-34 ans vont même jusqu’à indiquer leurs dates de vacances sur les réseaux sociaux comme Facebook.

« Nous observons une nette baisse des sinistres chez les professionnels et au contraire une réelle augmentation du côté des particuliers. Les cambrioleurs agissent le plus souvent à la tombée de la nuit. » explique Raphael Jaouen, Responsable du département télésurveillance chez Nexecur.

A noter que s’ils sont moins nombreux, les vols en résidence secondaire sont, en revanche, plus lourds financièrement. 25 % des propriétaires laissent en effet des objets de valeur à l'intérieur en leur absence.

 

Des systèmes de protection peu dissuasifs

 

Plus de la moitié des ménages n’a acquis aucun équipement spécifique pour se prémunir de ces intrusions (source OpinionWay), alors que les autres ont investi dans certains dispositifs utiles comme des portes blindées (29% des logements) ou/et des coffres-forts (8% des logements).

De telles mesures peuvent dissuader un voleur opportuniste ou un amateur, car certains cambrioleurs se découragent vite. Ainsi, on estime à plus de 270.000 les tentatives de cambriolage en 2017, d’après l’Observatoire national de la délinquance et des réponses (ONDPR)  (Victimisation 2017 et perception de la sécurité), donc autant d’échecs.

Si d’autres technologies, comme la télésurveillance, sont aujourd’hui disponibles pour faire fuir un voleur plus aguerri, il reste beaucoup à faire.

« Deux dispositifs sont particulièrement efficaces pour limiter le temps de présence des cambrioleurs, et donc le préjudice, dans le domicile : les sirènes intérieures et extérieures ainsi que l’interphonie reliée à des personnes physiques et non des robots » complète Raphael Jaouen.

Selon les chiffres très complets de l’ONDPR, suite à un cambriolage ou à une tentative d’effraction, seulement 10% des victimes décident d’installer une alarme. Les chiffres sont encore plus bas pour le choix d’une caméra de surveillance (6 %), ou la souscription d’un contrat de gardiennage (4 %).

 

[1] Ce chiffre est une estimation, beaucoup de victimes ne portant pas plainte, notamment lorsqu’il s’agit d’une tentative de cambriolage. Les chiffres reportés à la police sont plus faibles.

Source : Opinionway Covea 

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