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Dépendance : ruée vers l’or gris ?

D'ici à 2050, la France comptera près de 5 millions de personnes de plus 85 ans, contre 1,5 aujourd'hui. La dépendance, et en particulier la perte d’autonomie, est l’une des principales craintes des Français en ce qui concerne la famille. Néanmoins, selon un rapport TNS Sofres 2016, 65% des Français n’en parlent jamais ou rarement dans le cercle familial. Moins d’un sur quatre a préparé financièrement sa perte d’autonomie. Anticipation de la perte d’autonomie, financement,  soins de santé, hébergement… sont pourtant autant d’enjeux auxquels doivent répondre notre société. Ce marché s’annonce-t-il aussi prometteur qu’il n’y parait ?

Un marché qui tarde à décoller

Selon les estimations du cabinet d’études Xerfi, le marché de l’assurance dépendance aurait généré 995 millions d’euros de cotisations en 2017, avec une progression de 2,6%. Une progression relativement faible au regard du potentiel grandissant du marché.  Selon Xerfi cela s’explique par  une « difficulté à se projeter en fin de vie – les premières souscriptions à l’assurance dépendance ont lieu en moyenne à 58 ans – ou encore la réticence à investir dans une assurance à ‘fonds perdus’ explique que le marché peine à décoller ».

En 2017, le nombre de personnes couvertes par une assurance dépendance a atteint 6,9 millions, englobant à la fois les contrats en « garantie principale » et ceux en « garantie complémentaire dépendance » (assurance vie, assurance décès, santé complémentaire). En outre, les souscriptions d’affaires nouvelles sont en baisse de 8% en garantie principale et de 38% pour les contrats couvrant la dépendance lourde labélisés  GAD (Garantie Assurance Dépendance).

CAA, acteur du risque dépendance

Sur le marché de l’assurance dépendance en France, les bancassureurs s’érigent en leaders. Grâce à un réseau de distribution de proximité et une approche complémentaire banque et assurance ils sont en capacité de proposer un panel complet de solutions.

Parmi eux, Crédit Agricole Assurances, avec Predica, notre compagnie d’assurance de personnes, figure parmi les acteurs leaders du marché. Nous commercialisons deux offres différentes adaptées à nos réseaux :

  • Crédit Agricole : Vers l’autonomie est lancée en 2012. Elle est l’une des premières offres à obtenir le Label GAD Assurance Dépendance® de la FFA. Ce contrat permet notamment de bénéficier d’une rente et de diverses prestations d’assistance : audit de l’habitat, bilan pour évaluer les besoins d’aide à la personne, aide au placement en maison de retraite etc.
  • LCL : Garantie Dépendance est composée de deux formules, Cosy Prévoyance dont la souscription est possible pour les personnes âgées entre 50 et 75 ans et Cosy Assistance dont la souscription est ouverte à  partir de 18 ans.

Le groupe est par ailleurs actionnaire de Korian, l’un des leaders des maisons de retraite médicalisées, des cliniques SSR et des résidences services. CAA a également pris une participation de 35% au capital de Cogedim Résidence Services, société d’exploitation des résidences sénior Cogedim Club®. Des investissements qui offrent une autre réponse utile aux préoccupations liées au vieillissement.

Vers une réforme de la dépendance en 2019

Annoncée dès 2007 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, puis sans cesse repoussée, la grande réforme de la dépendance semble enfin se dessiner. C’est en tout cas le souhait d’Emmanuel Macron, qui a annoncé le mercredi 13 juin 2018 qu'une loi sur le financement de la dépendance serait votée avant la fin 2019 pour "répondre à la nouvelle vulnérabilité sociale" du grand âge.

Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a lancé le 1er octobre une concertation nationale sur la perte d’autonomie liée à l’âge. La plateforme est en ligne jusqu’au 1er décembre pour répondre à la question « comment mieux prendre soin de nos ainés ? ». L’objectif du gouvernement est de faire voter une loi en 2019.  

En conclusion, si le marché français de la prise en charge de la dépendance bénéficie d’un environnement favorable, il est également soumis au système de protection sociale en vigueur en France qui tarde à évoluer. Ces prochaines années, le marché de la dépendance pourrait devenir l’un des leviers porteurs pour les bancassureurs.

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