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Comment s’assure une œuvre d’art ?

Le marché des assurances objet d’art reste confidentiel en dépit de ventes record, et du succès croissant des expositions. Peu de chiffres circulent quant aux sommes en jeu, notamment pour les particuliers. Il s’élèverait au niveau mondial selon la Lloyd’s à 700 millions de dollars (chiffres de 2013), un montant qui comprend les primes versées par les galeries, les marchands, les maisons de ventes, les musées ou encore les expositions, et les particuliers.

Comment s’assure une œuvre d’art ?

Toutes les collections et œuvres d’art peuvent être assurées : timbres, cave à vin, livres, voitures anciennes, tableaux, meubles design, images, …. D’autant qu’elles sont exposées aux mêmes risques que n’importe quel autre bien : les accidents, les dégâts des eaux, les incendies, ou encore les vols. Or, contrairement à l’idée généralement répandue, l’assurance multirisque habitation classique ne suffit pas.  A partir d’un montant de patrimoine, estimé selon les professionnels entre 5.000 et 6.000 euros, il est recommandé de souscrire une police spécifique : l’assurance objet d’art.

Trouver le juste prix

Le recours à un expert indépendant est indispensable pour faire évaluer un patrimoine.

Les experts ne portent aucun jugement sur l’aspect esthétique de l’objet mais donnent une estimation du montant auquel il pourrait se vendre, sur la base des dernières ventes connues et de la demande estimée. Le cas échéant, ils peuvent recommander aux assurés de prendre des dispositions élémentaires (emplacement, dispositif de sécurité, …). Par ailleurs, la valeur de certaines collections est fluctuante. Ce qui nécessite de la revoir régulièrement et de faire évoluer le contrat (notamment en valeur déclarée). Tous les trois ans pour les tableaux, sculptures et l’art contemporain, tous les cinq ans pour le mobilier par exemple.

Deux modes de souscription sont possibles :

  • En valeur agréée : elle permet de fixer la valeur de l’œuvre au moment de la souscription du contrat. Grâce à une expertise extérieure, indispensable, l’assuré et l’assureur se mettent d’accord sur l’authenticité et la valeur des biens. Ce qui permet à l’assuré de retrouver en cas de sinistre, la somme convenue dans le contrat, et de ne pas avoir à supporter la charge de la preuve.
  • En valeur déclarée : l’assuré fournit à la compagnie d’assurance une liste précise de biens et leurs estimations. C’est sur cette base que sera calculée la prime. Mais en cas de sinistre, l’assuré devra apporter les preuves de leur existence et les faire expertiser. Ce qui peut se révéler une source de conflit.

Des niveaux de prime raisonnables

Le marché de l’assurance des œuvres d’art est constitué de partenariats entre grands assureurs et assureurs de niche. Le montant des primes varie bien évidemment d’un assureur à un autre. Il s’élève en moyenne entre 0,15% et 0,25% des avoirs (soit une prime comprise entre 150 et 250 euros pour un patrimoine de 100.000 euros). Des montants raisonnables qui s’expliquent par la faible sinistralité sur ce marché.

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