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Cinq choses à savoir sur la téléconsultation

La téléconsultation médicale est remboursée par l’Assurance maladie depuis le 15 septembre dernier. Comment cela marche-t-il ? Qui y a droit ? Explications.

Cinq choses à savoir sur la téléconsultation

Qui peut en bénéficier ? 

N’importe quel assuré peut y recourir. Mais la téléconsultation nécessite de respecter des conditions préalables. 

En premier lieu, la décision revient au médecin (médecin traitant, médecin en accès direct ou médecin correspondant, selon les cas). C’est lui qui décide de la pertinence d’une prise en charge médicale à distance plutôt que dans son cabinet.

Le patient doit connaître le médecin téléconsultant à qui il s’adresse. Ce dernier doit l’avoir ausculté physiquement au moins une fois au cours des douze derniers mois. 

Que devient le parcours de soins coordonné ?

Il doit être respecté. Si le médecin téléconsultant n’est pas le médecin traitant déclaré, il doit avoir été conseillé au patient par ce dernier. 

Des dérogations s’appliquent cependant si le patient ne possède pas de médecin traitant désigné ou si ce dernier n’est pas disponible alors que son état de santé nécessite un traitement urgent. Il doit alors se rapprocher d’une organisation coordonnée territoriale. Elles sont mises en place par les médecins du territoire pour répondre aux besoins des personnes qui n’ont pas accès à un médecin traitant, notamment via des téléconsultations.

En cas d’urgence toujours, le patient peut aussi contacter directement certains spécialistes pour une téléconsultation, comme un pédiatre. 

Pour que le remboursement se fasse, il convient que le patient ait suivi toutes ces conditions. A noter que tout médecin libéral conventionné, quels que soient sa spécialité, son secteur d’exercice et sa localisation en France métropolitaine et dans les DOM, peut effectuer une téléconsultation.

Comment se déroule une téléconsultation ? 

De la même manière que dans un cabinet. Le patient prend rendez-vous avec son médecin. Ce dernier lui envoie avant la consultation un lien Internet qui lui permettra de se connecter via un support numérique à un site ou une application. 

Le médecin établit à l’issue de la téléconsultation un diagnostic qui peut faire l’objet d’une prescription. Elle est alors transmise au patient via une messagerie électronique sécurisée, garantissant la confidentialité des échanges, ou par voie postale. 

Dans certains cas, le patient peut être assisté, par un infirmier par exemple.

Quel est le matériel requis ?

Un ordinateur, une tablette ou un smartphone. La téléconsultation consiste en une consultation à distance d’un patient par un médecin généraliste ou spécialiste. Les deux parties communiquent en vidéo par l’intermédiaire des webcams.

Combien coûte une téléconsultation ?

Le tarif d’une téléconsultation est le même que celui d’une consultation dans un cabinet, soit entre 23 euros et 58,50 euros selon la spécialité et le secteur d’exercice du médecin (secteur 1, secteur 2).Le paiement se fait par les moyens de règlement habituels (paiement en ligne, chèque, virement, …) selon le choix du médecin.Les modalités de remboursement sont également identiques à celles d’une consultation classique.

Des assureurs déjà prêts

A l’instar de Crédit Agricole Assurances, certains assureurs, ont déjà intégré la téléconsultation dans leur offre. Ainsi l’application Ma Santé, en complémentaire santé collective, est dotée d’un volet consultation médicale à distance.

 

Des Français partagés pour franchir le pas

Selon un sondage réalisé par Harris interactive pour Livi (une plateforme de téléconsultation médicale) en début d’année, 86% des Français interrogés ont entendu parler de la téléconsultation, mais à peine 37% d’entre eux se disent bien informés. Ils sont néanmoins 73% à savoir qu’elle est remboursée par la Sécurité sociale. Les tarifs et la valeur de la consultation soulèvent encore des interrogations. Au final, près d’un Français sur deux (52%) se disent prêts à y avoir recours, une position forte chez les 35-49 ans (60%), les professions libérales (68%) et les parents (60%).

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