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Qu’est-ce que l’illectronisme ?

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14.09.2018

Ne vous étonnez pas si votre correcteur orthographique ne le reconnait pas. Ce mot est un néologisme. Une traduction de « information-illiteracy ». Il désigne un manque, voir une absence totale, de connaissances sur l’utilisation de ressources électroniques. En France, l’Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI) estime que 15% de la population est concernée.

Difficultés à se servir du matériel, incapacité à naviguer sur le web, à utiliser les outils ou services en ligne… sont autant de signes d’illectronisme. C’est un des symptômes de ce qui est désigné plus largement sous le nom de « fracture numérique ». C'est-à-dire la disparité d’accès aux technologies informatiques et notamment Internet.

L’illectronisme creuse un fossé entre ceux qui s’adaptent aux nouveaux usages liés au numérique et ceux qui restent à l’écart. Attention, ne croyez pas que l’illectronisme soit seulement subi. Cela peut aussi être un choix. Ainsi, selon une étude du CSA*, les 12 % de répondants ayant déclaré ne jamais se rendre sur Internet ont invoqué le manque d’intérêt (70 %) et l’absence d’utilité (47 %). 

Cela peut paraître étonnant au regard de la place du numérique dans la vie courante. Rappelons que le gouvernement actuel s’est fixé le cap de 100 % de services dématérialisés à l’horizon 2022. Illectronisme assumé ou illectronisme subi, la moitié de ces répondants déclare néanmoins avoir déjà ressenti une sensation de décalage avec leur entourage dans l’emploi de certaines technologies. 

Tant qu’il y a de l’envie il y a de l’espoir. 54 % expriment le souhait de se perfectionner. Le secteur public et le secteur privé se mobilisent pour les y aider. Formations, reverse mentoring** et d’autres initiatives, parfois gratuites, sont proposées partout en France.

Déploiement de la fibre, annonce de la 5G, peut-être arriveront-ils finalement pour profiter du meilleur.

Des Français comme les autres

Contrairement aux idées reçues, le profil des personnes que l’on pourrait qualifier d’« illectronistes » n’est pas marqué. Il est plutôt représentatif de la population française :

  • Deux-tiers sont des actifs ;
  • Il y a autant d’hommes que de femmes ;
  • Un tiers sont âgés entre 50-64 ans et 21 % sont des digital natives (âgés de moins de 35 ans) ;
  • Près de 30 % vivent dans de grandes agglomérations (100 000 habitants et plus – hors agglomération parisienne) et un quart dans des communes rurales.

*Enquête CSA pour le Syndicat de la presse sociale sur « l’illectronisme en France » - Mars 2018 / Etude 1800067 >> www.csa.eu/fr/survey/l-illectronisme-en-france

**  En savoir plus sur le reverse mentoring : https://www.ca-assurances.com/timeline/reverse-mentoring-comment-les-jeunes-generations-forment-leurs-managers-au-digital