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Médicaments : les risques de la contrefaçon

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29.05.2017

Corollaire au développement de l’e-commerce mondialisé, le marché des médicaments de contrefaçon explose et l’impact sanitaire est dramatique. Même si elles doivent être prises avec précaution, les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé recensent 700 000 victimes par an. Sur le plan économique, ce marché représente plus de 50 milliards d’euros et entrainent des milliers de pertes d’emplois dans le secteur du marché pharmaceutique légal. Qu’est-ce qu’un médicament de contrefaçon et comment le gouvernement tente-il de contenir ce fléau ? Mais également, quelles réponses peuvent apporter des entreprises privées qui sont touchées directement ou indirectement ?

Qu’est-ce qu’un médicament contrefait ou falsifié et comment le reconnaître ?

Selon les experts du Conseil de l’Europe, c’est un médicament comportant une fausse présentation d’au moins une des caractéristiques suivantes : son identité (étiquetage, composition), sa source (pays d’origine, autorisation de mise sur le marché), son historique (documents relatifs aux circuits de distribution).

L'OMS recense 700000 victimes par an. 

Au mieux, il n’aura aucun effet sur la maladie au pire, il entrainera de graves séquelles, voire la mort. Tous les types de médicaments sont concernés : antidouleurs,  traitements anticancéreux, tests de dépistage du sida ou du diabète, antibiotiques mais cela concerne aussi le matériel dentaire ou chirurgical. Les génériques ne sont pas épargnés.

Les pouvoirs publics réagissent, les entreprises privées aussi

Initiée par le Conseil de l’Europe, signée par vingt-trois pays et entrée en vigueur le 1er janvier 2016, la convention Medicrime a pour objectif de mutualiser la lutte contre les médicaments contrefaits. La fabrication et la mise sur le marché sont désormais criminalisées

En France, l’IRACM* a lancé une campagne nationale en 2016 sur les contrefaçons pour alerter et conseiller le grand public sur l’achat de médicaments en ligne et la conduite à tenir en voyage.

La prise de conscience est mondiale. Un symposium international sur la chaîne du médicament s’est tenu en 2016 à Pékin. Le rôle crucial des entreprises dans la mise en place de systèmes de traçabilité et d’authentification a été souligné.

Des entreprises privées proposent également des solutions basées sur les nouvelles technologies comme Data&Data hébergée au Village by CA. Cette start up permet aux entreprises de détecter en temps réel, les contrefaçons sur les réseaux sociaux. Cypheme, une autre start up qui travaille sur une application qui analyse une étiquette sur un emballage afin d'en vérifier l'authenticité. Ou le service M-Pedigree, grâce auquelle l’envoi gratuit d’un SMS suffit pour authentifier l’origine d’un remède.

On estime que 10 % des médicaments en circulation dans le monde sont des contrefaçons.

On estime que 10 % des médicaments en circulation dans le monde sont des contrefaçons. En Amérique Latine, ce chiffre atteint 30 % et culmine à 60 % dans certains pays africains. En Europe, la qualité des systèmes de soins, la rigueur des contrôles et une meilleure information du public limitent la pénétration de ces contrefaçons aux alentours de 1 %. En France, la loi autorise la vente de médicaments via internet depuis 2013 mais seuls ceux non délivrés par ordonnance sont concernés.

*IRACM : Institut International de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments www.le-faux-medicament-kesako.com