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Le mandat d’arbitrage, pour quoi faire ?

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16.10.2017

Avec l’orientation progressive du marché de l’assurance-vie vers les unités de compte, la pratique du mandat d’arbitrage devrait se développer. En quoi consiste-t-elle ? Quels sont les avantages pour un épargnant ?

Malgré la sécurité qu’elle présente, l’assurance-vie en euros a perdu de son attrait avec la chute des taux d’intérêt. De nombreux épargnants, à la recherche de rendement, sont désormais tentés de placer une partie de leurs économies vers des contrats en unités de compte.

Mais, la multitude des supports proposés et le risque de perte en capital rendent ce choix complexe. Dès lors, un épargnant qui n’a pas forcément le temps ni l’envie de gérer lui-même son contrat, peut être intéressé à le confier à un tiers via un mandat d’arbitrage.

Comment ça marche ?

Avec l’aide de son conseiller, l’adhérent délègue à une équipe de gérants professionnels la gestion active de son contrat multi-gestion dans le cadre d’un mandat.

Le mandataire doit respecter les exigences du souscripteur, c’est-à-dire le type de gestion qu’il souhaite, et notamment la part des supports en actions dans son portefeuille.

Il doit aussi tenir compte de son profil, qui dépend de son horizon de placement, de ses besoins, de ses objectifs, de son expérience des marchés financiers et de son appétence au risque.

Le mandataire perçoit une commission exprimée en proportion du montant des encours gérés ou de la performance. Le taux de commission est plus élevé pour une gestion dynamique.

Le mandat d’arbitrage peut être mis en place dès la souscription du contrat ou en cours de vie. Il peut prendre fin à tout moment.

Cette pratique offre deux atouts majeurs : de la réactivité et de la flexibilité.

Cette pratique offre deux atouts majeurs : de la réactivité et de la flexibilité.

  • Les gérants peuvent prendre des décisions d’arbitrage à tout moment, notamment en période de crise.
  • Et ils ont accès à une gamme de fonds très étendue, ce qui permet de diversifier les investissements, et donc de réduire les risques.

Le mandat d’arbitrage n’est pas pour l’heure encadré par des dispositions réglementaires. Mais l’AMF et les organisations professionnelles ont entamé des travaux sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, quelques précautions sont à prendre. Des informations complètes et détaillées sur la gestion sont fournies au souscripteur à chaque opération, et de manière régulière, sur l’évolution de l’allocation de ses actifs. 

Chaque acteur a ses spécificités. Ainsi, chez Predica, le mandat ne porte que sur la partie la plus risquées du contrat d’assurance vie, c’est-à-dire les unités de compte. Les spécialistes de la gestion d’actifs du Groupe Crédit Agricole ont en charge de sélectionner les supports en unités de compte éligibles au mandat et de réaliser les arbitrages entre ces différents supports.

Ces experts définissent une stratégie de gestion adaptée au profil d’investissement du client en analysant l’exposition au risque de la part du contrat affectée au mandat.

Le mandat d’arbitrage permet d’accompagner les clients dans la durée et répond de cette façon parfaitement à la nouvelle démarche « Mon Patrimoine » qui sera déployée courant 2018.

Cette offre est  ainsi l’occasion pour les conseillers de renforcer les liens avec leurs clients, en valorisant l’accompagnement dans la durée.