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Les assureurs américains freinés dans leurs engagements climatiques ?

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24.08.2017

Le 1er juin dernier, Donald Trump a décidé de retirer son pays des Accords de Paris signés en décembre 2015 par 195 délégations dans le but d’infléchir le réchauffement climatique. Si cette déclaration a été très critiquée, les assureurs américains ont réagi en ordre dispersé.

Début juin, les autorités officielles du secteur de l’assurance aux Etats-Unis, comme l’American Insurance Association (AIA) et la Reinsurance Association of America (RAA), n’ont pas commenté le choix de Donald Trump.

Ce silence a pu surprendre car un ouragan comme Sandy, qui a ravagé la côte Est en 2012, a causé 68 milliards de dollars de dommages dans 12 Etats. Sur cette somme, les pertes assurées se sont montées à 26 milliards de dollars, couvertes à 73% par des compagnies privées et le solde par le National Flood Insurance Program.

La tempête Harvey, qui a ravagé Houston fin août, montre une nouvelle fois l’amplification des catastrophes naturelles aux Etats-Unis, en fréquence et en intensité. 

Division chez les réassureurs

Les réactions proviennent plutôt de réassureurs européens implantés sur place, comme Munich Reinsurance America, ou de personnalités comme Mike Kreider. Ce dernier, Haut-Commissaire aux Assurances à Washington, considère que la position de Donald Trump est court-termiste. Pour sa part, il va continuer à demander aux assureurs de sa juridiction de publier leur rapport sur le risque climatique.

De même pour son alter-égo, David Jones, qui a lancé une initiative en janvier 2016 en Californie pour pousser les assureurs à sortir des énergies fossiles.

La question du carbone
 
Selon le dernier classement annuel de l’ONG britannique Asset Owners Disclosure Project (AODP), 63% des investisseurs institutionnels analysés sont à la traîne sur le climat aux Etats-Unis, contre seulement 3% en France. A part quelques exceptions, comme Allstate, qui a commencé à se désengager, ils continuent à soutenir la filière charbon, en raison de son poids économique.
 
Pour son directeur général, Julian Poulter, certains assureurs américains pourraient être pris en ciseaux entre : 
  • Une explosion potentielle des sinistres liés au dérèglement climatique. 
  • Et des placements à risque trop carbonés. 
Au-delà des slogans, les assureurs américains qui tardent à s’engager contre le réchauffement climatique pourraient subir une pression croissante de certaines parties prenantes comme les actionnaires, les ONG ou les jeunes diplômés. 
 
Crédit Agricole Assurances : vers la décarbonation de ses actifs 
 
Crédit Agricole Assurances exclut de ses portefeuilles les entreprises réalisant plus de 50 % de leur chiffre d’affaires dans l’extraction du charbon.
 
Sous l’impulsion de la nouvelle réglementation, nous nous sommes engagés, dans le suivi de l’empreinte carbone de notre portefeuille avec en perspective, sa décarbonation progressive pour limiter l’exposition aux risques financiers de transition vers une économie moins carbonée. 
 
C’est pourquoi, Crédit Agricole Assurances oriente toujours plus ses placements vers les installations d’énergies renouvelables (5% des capacités installées en France). De même les placements immobiliers avec labels environnementaux sont privilégiés (50 % des surfaces de bureaux).
 
Pour en savoir plus rapport ESG Climat